lundi 6 juillet 2009

Vu hier soir : Multiples changements pour l'ultime saison d'Urgences.

Eh voilà, hier soir Urgences commençait sa quinzième et ultime saison sur France 2. Après la diffusion du dernier épisode de la sa précédente, dont nous fûmes privés l'an dernier, le Cook County s'ouvrait avec un prologue des plus intenses qui voyait disparaître l'un des derniers pilliers de la série, Pratt. On n'y croyait pas. Urgences lorgnerait-elle à présent vers Lost, où le destin des personnages est remis en question à chaque épisode ? Peut-être bien. Pourtant, il faudra s'y habituer car un autre personnage partira la semaine prochaine, certes, de manière moins dramatique. Alors, pour qui et pour quoi regarde-t-on encore Urgences alors que tous les Grands de la série sont partis ? Peut-être simplement car la série reste malgré tout brillament écrite et bouleverse sa trame à l'envie. Ainsi dès le second épisode de la quinzième saison, judicieusement intitulé "Comme tous les jeudis", les scénaristes instauraient une nouvelle dynamique avec l'arrivée de nouveaux externes (dont l'une est interprétée par Shiri Appleby, ex-Roswell) et d'une nouvelle cheftaine que l'on adore déjà détester mais qui cache un passé bien trouble ; ce qui sera bientôt propice à des révélations. Entre coups de sang, contamination biologique, explosions, morts inattendues, Urgences joue toujours la carte de la surrenchère en s'intégrant néanmoins dans un cadre des plus réaliste avec brio. Une réussite totale.

dimanche 5 juillet 2009

Entendu : Le retour du grand Moby.

Quel personnage étrange que ce Moby. Après un album dance qui peinait à convaincre totalement, Last Night, des collaborations bancales avec Mylène Farmer, l'artiste revient aux origines de son succès. Mélodies planantes, pianos bien travaillés et voix impeccables, Moby réalise avec Wait for me l'un de ses plus beaux opus. Sobre, mélancolique, sombre et luminescent, celui qui voulait créer un "emotional, beautiful record" réussit sa mission. Des titres habités comme "Pale Horses" ou "Study War" nous renvoient à la période Play ou 18. Moby réutilise à l'envie ses synthés et ses beats de prédilection, essayant de revenir à son ancien univers tout en le teintant d'une noirceur nouvelle : le spectre de la crise de la quarantaine ? En résulte un très beau travail, abouti, du premier au dernier morceau.

Moby - Wait for me : 5/5
Mute records

dimanche 28 juin 2009

Société : Question de fierté.


Entre 200.000 et 700.000 personnes ont suivi hier la 8e Gay Pride en plein Paris. Comme chaque année se sont succédés les chars, plus ou moins politisés, dans une ambiance festive avec un public pour le moins hétérogène mais prêt à partager un idéal de société, à savoir l'égalité. Car, qu'on le veuille ou non, être homo en 2009 pose encore certains problèmes. "Après avoir axé nos efforts sur l'exigence d'égalité des droits à obtenir, et même si l'égalité juridique reste à achever, nous voulons conquérir l'égalité réelle, plus difficile à atteindre, celle du droit à être soi-même sans crainte, sans honte", déclarait Philippe Castel, porte-parole de l'Inter LGBT dans le magazine Têtu. Cette quête de l'égalité dans la perception des personnes sera sans doute la plus difficile à atteindre de par l'ancrage culturel de la population dont une partie se plaint par exemple de voir des hommes s'embrasser dans Clara Sheller.
En tout cas, entre le soleil éclatant, la profusion de couleurs et de costumes kitsch, et la démonstration d'amours assumés, cette 8e Gay Pride s'est rêvélée être une réussite.

vendredi 26 juin 2009

Le roi de la pop est mort.

Michael Jackson (1958-2009)

Il y a des nouvelles au petit matin dont on souhaiterait se passer. Hélas, nous avons appris la disparition de Michael Jackson, un des génies musicaux du 20e siècle, à la carrière incroyable. Il y eut bien sûr la période Jackson Five avec ses frères puis une carrière solo marquée par des succès commerciaux incroyables qui atteignit son paroxysme dans les années 80 avec l'album Thriller, le plus vendu au monde. Après cela, Jackson a principalement enduré des années marquées par des accusations de pédophilie alors que son apparence changeait du tout ou tout. Son dernier opus, l'excellentissime "Invincible", paru en 2001 ne récolta qu'un petit succès (13 millions de ventes quand même). En 2009, après encore bien des ennuis judiciaires, on le disait ruiner, celui que l'on surnommait le King of Pop s'apprêtait à faire son grand retour avec une série de concerts annonçant un nouvel album dans la foulée, produit entre autres par Wil'I'am. A l'annonce de sa mort, beaucoup de stars ont fait connaître leur émotion, dont Madonna, qui fut l'une de ses proches amies, qui disait "ne plus pouvoir s'arrêter de pleurer". C'est aussi notre cas, dans une moindre mesure.


vendredi 19 juin 2009

Vu hier soir : Fin attendue pour les Desperate Housewives.

Après avoir tiré leur révérence il y a un moins à peine sur ABC, les ménagères désespérées de Wisteria Lane ont fait de même hier soir sur Canal + avec les derniers épisodes de la saison 5. Etant en fin de saison, l'intrigue principale autour de Dave Mattews/Dash reprenait le dessus au détriment de toutes les histoires parallèles, moins vitales. Ainsi, notre blondinet psychopathe emmenait Suzan et son fils pour une partie de pêche dans la forêt (non mais franchement Suzan, t'as vu la tête du type??) dans le but de tuer ce dernier. Le premier épisode offrait une scène d'ouverture bluffante montrant Dave face caméra expliquant pourquoi il avait tué M.J. Ouf! Ce n'était pas une ellipse temporelle mais bien un enregistrement préalable que notre cynglé préféré allait remettre à Mike par la suite. Il est rare dans Desperate Housewives de voir un tel focus sur un personnage "extérieur" à Wisteria Lane. De ce fait, en s'imiçant dans l'esprit de Dave, revoyant au passage Eddie, la série prenait le parti prix de mettre les héroïnes en retrait. Un mal pour un bien? Peut-être. La construction du dernier épisode oscille entre les découvertes de la police et de Me Mackloski (pardon pour l'écriture!), la découverte de la vidéo de Dash par Mike et Suzan qui vient à savoir que son prétendu ami est en fait le père de la petite fille qu'elle a accidentellement tuée lors d'un accident de voiture trois ans plus tôt. Elle comprend vite que David cherche à se venger, quitte à tuer M.J. S'en suit une course contre la montre, Suzan et M.J essayant d'échapper à leur ravisseur mais tout finit sur la Canterbury Road, à l'endroit même où la saison avait commencé. La boucle passé-présent était bouclée et Dave s'apprêtait à recréer l'accident qui avait coûté la vie de sa famille en tuant M.J et Mike devant Suzan, ligotée et impuissante. Une montée de suspense qui se termina bien et même sur le mariage de Mike... mais avec qui ? Suzan ou Katerine. Mystère. La saison 6 programmée pour septembre prochain devrait répondre à cette interrogation et nous réserver quelques surprises. Au final, cette saison 5 a tenu la plupart de ses promesses d'innovations et de secrets dangereux et ce malgré quelques épisodes ronronnant ici et là. Mais le plaisir est toujours intacte.

lundi 15 juin 2009

Vu hier soir : Intriguant "Zone interdite".


Tous les quinze jours, l'émission phare de M6 continue de fidéliser un public assez large autour de thématiques sociologiques et sociétales traitées avec une certaine finesse et sans voyeurisme façon "Droit de savoir". Présentée par Claire Barsacq, remplaçant Mélissa Theuriau le temps de son congé maternité, "Zone interdite" s'attardait hier soir sur les "nouveaux" comportements sexuels. Femmes prédatrices, croissance et démocratisation de la bisexualité, promotion de l'abstinence aux States sous l'influence des évangélistes, l'émission cherchaitavant tout à montrer d'un côté l'évolution des moeurs.

Intéressant, le premier sujet traitait donc de ces femmes "prédatrices" qui consomment les hommes et les jettent ensuite sans regret ni remords. L'une d'entre elles avouait même partir dans la nuit pour éviter d'avoir à parler à son amant au petit matin autour d'un petit-déjeuner. On assistait alors à un renversement des rôles traditionnels, la femme "objet" assumant maintenant une certaine féminité dominante face aux hommes en pleine réification (l'exemple du site où l'on pouvait mettre des hommes dans son "panier" était flagrant). Comment expliquer un tel changement ? L'émission apportait des éléments de réponses, culturels et historiques, en parlant avant tout de l'évolution du féminisme. Et les hommes là-dedans ? Grâce à divers témoignages, tournés façon docu théma de Arte, on s'apercevait qu'ils étaient loin d'être aussi apeurés par des femmes de poigne et entreprenante (comprenez au niveau de la séduction). Ils se satisfaisaient en outre d'être des "PQR", des "Plans Cul Réguliers".

Le deuxième sujet, sans doute le plus intriguant, parlait de la bisexualité et dressait de portrait de jeunes entre 16 et 25 ans, majoritairement des filles, qui se disaient donc autant attirés par les hommes que par les femmes. Cela voulait-il dire pour autant que cette sexualité n'est pas répandue parmi les hommes ? Pas certain. L'un d'entre eux, ouvertement bi, admettait qu'il était plus dur pour un homme de s'affirmer en tant que tel car il y avait une "perte de virilité", associée par une journaliste à l'acte sexuel en lui-même qui impose un rapport dominant/dominé, rapport que la pensée collective croit impossible entre deux femme. A tort. Le reportage s'attardait également sur l'aspect scientifique de la bisexualité et nous apportait deux témoignages de psychanalyste et psychologue, l'un nous disant que cette sexualité était un non-achèvement de maturité psychologique, alors que l'autre nous démontrait que chacun aspirait à aimer l'autre sexe mais à des degrés différents. Selon lui, 80% de la population serait bisexuelle. Le fort du sujet résidait dans les réactions des parents et grands-parents qui se révélaient pour le moins très compréhensifs, ne voyant en fait que l'amour qui unissait les deux êtres. Et comme disait un père, "Je préfère avoir une gendresse que j'apprécie plutôt qu'un gendre que je n'aime pas". Toute cette évolution des moeurs contrastait d'autant plus violemment avec le sujet sur la promotion de l'abstinence Outre-Atlantique, un phénomène assez inquiétant conférant au père de famille un droit absolutiste sur la sexualité de sa fille. C'était finalement le plus étrange de la soirée.

samedi 13 juin 2009

Vu au cinéma : Terminator Salvation.


Après six ans d’absence, la franchise Terminator revient au cinéma avec un honnête quatrième volet qui, en dépit d’un scénario convenu, propose une série d’audaces visuelles aussi plaisantes qu’intéressantes.

La vraie renaissance de la franchise ?

Nous sommes en 2018 et le monde vit dans une ère post-apocalyptique où se déroule une guerre entre humains et machines. La Résistance, menée par John Connor (ndlr : le fils de la célèbre Sarah), parvient à trouver une arme pouvant paralyser les robots, un espoir qui laisse entrevoir la fin possible de la guerre.
Que les non-initiés à la saga Terminator se rassurent, le film propose lors de son ouverture quelques mots récapitulatifs facilitant la compréhension. Il faut dire que les voyages spatio-temporels sont un postulat de départ des plus alambiqués. Lors de ce quatrième épisode, John Connor (Christian Bale, The Dark Knight) rencontrera par exemple son père adolescent. Passé ces quelques points du scénario assez tortueux, Terminator Salvation se présente comme un blockbuster tourné exclusivement vers l’action, un film bien calibré, rythmé qui fait s’enchaîner les scènes de combat et d’indénombrables explosions. Ne cherchez pas ici la complexité scénaristique que pouvaient avoir les deux premiers volets de James Cameron, Terminator Salvation narre « seulement » une guerre entre les gentils humains et les méchants robots. La seule nuance du film réside dans le personnage de Marcus, ce robot/humain, plus vif d’esprit que Schwarzenegger, qui ne va tout de même pas jusqu’à conférer au récit une valeur morale sinon moraliste : tout le monde a le droit à sa seconde chance, clame-t-on ça et là.
Mais après tout, va-t-on vraiment voir Terminator Salvation pour se poser des questions existentialistes ? Si la trilogie Matrix nous avait laissé croire qu’il était possible de disserter autour de sa portée philosophique, les péripéties de John Connor, elles, ne donnent pas un tel espoir. Reconnaissons néanmoins le nombre suffisant de retournements de situations qui rassasiera les fans de la saga et les amateurs d’action. Le film aurait néanmoins gagné à contrebalancer sa gravité et sa froideur en amenant un peu plus d’humour.

Des ambitions visuelles.

Succédant au très dispensable Terminator : The rise of the machines, le film de McG, à qui l’on doit notamment les truculents Charlie’s Angels (2000, 2003), est un divertissement des plus traditionnels à l’esthétique délectable. Le réalisateur, produit assumé de la culture MTV, marque son œuvre d’une série de belles scènes, à l’image de celle se déroulant dans le désert et qui voit John Connor en hélicoptère pris dans une explosion. La caméra suit l’action en plan séquence jusqu’au crash. Immersif. Plus tard, le réalisateur déploie tous ses talents pour le montage lors d’une séquence de poursuite en camion épique et, osons le dire, anthologique. Du reste, McG inclut quelques références aux précédents Terminator, que ce soit dans les répliques (« I’ll be back » ne pouvait être absent) ou dans la reproduction de certains plans de Terminator, notamment lorsqu’un personnage bien connu fait une apparition aussi prévisible que plaisante. La principale réussite du film réside donc dans son esthétique, également visible dans ses décors terrifiants de ruines et de boyaux métalliques infernaux ainsi que dans ses ambiances, ses couleurs ternes et sales où seul le rouge de l’œil du Terminator semble prendre du relief. D’ores et déjà un grand succès, Terminator Salvation devrait connaître au moins une suite, comme nous le laisse supposer le prologue avec une finesse toute relative. « [He]’ll be back ! ».

dimanche 7 juin 2009

Vu sur le net :

YAS - Get it Right
(réal: S.Sednaoui)

Alors que Arabology sortira dès demain chez vos disquaires, YAS vient de produire son premier clip vidéo, illustrant le très bon "Get it Right". Réalisé par Stéphane Sednaoui, photographe et ami de Mirwais depuis toujours, ce clip montre Yasmine, chanteuse du duo, en astronaute, en motarde, en prédatrice de la nuit, allant jusqu'à se consumer sur le dancefloor. Sednaoui montre ici l'émancipation de la femme dans des pays où elle demeure "emprisonnée" par la société masculine. Cette émancipation se fait par le biais de puissants symboles américains : l'envol de la fusée, la société de consommation, de loisirs, comme si, finalement, la culture américaine était le vecteur de liberté, d'affranchissement. Il est néanmoins peu probable que Sednaoui se soit limité à ce message alors que Mirwais voit en Arabology une fronde de l'Orient contre l'Occident. "Get it Right" a tout de l'électro Occidentale madonesque, une possible marque d'ironie, démontrant que l'Orient peut aussi se lancer dans de l'électro high quality et faire danser le monde entier. Les dernières images du clip montrent YAS face à des pyramides se désintégrant face au soleil levant, un retour aux racines, au berceau de la culture et des arts. Et ce berceau est bien là, en Orient.

mercredi 3 juin 2009

Vu hier soir : Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

Alors là !
On s'était dit en regardant cette Nouvelle Star 7 que sa seule présence justifiait notre engouement. Mais voilà, notre raison étincellante d'oublier l'animatrice, les autres candidats et une programmation tiède s'est faite exclure hier soir du show musical. Pourtant, force fut de constater que Camélia avait une nouvelle fois dominé l'émission. Alors, comment expliquer un tel couac qui a fait hurler Lio et Sinclair et a laissé Dédé sans voix ?
Aucune explication n'apparaîtrait rationnelle tant Soan a réalisé des prestations en-deça des espérances. Quant à Leïla, fidèle à elle-même, elle n'a pas non plus transcendé l'émission. Seule hypothèse, l'assurance de la victoire de la jeune fille de 16 ans, prodige acclamé par le jury de semaine en semaine, qui a dissuadé le public de voter. Pourtant, Dédé avait prévenu le télespectateur de ce genre d'accident. La finale qui se profile la semaine prochaine ne devrait donc pas amasser les foules. On souhaite qu'à l'image d'Amel Bent, qui avait également échoué en demi-finale, Camélia parvienne à devenir l'artiste qu'elle aspire à être et - disons le franchement - la seule révélation de cette 7e saison de la Nouvelle Star, qui ne restera pas parmi les meilleures du show.



mercredi 27 mai 2009

Entendu : La bonne surprise électro de The Tortue !

La Tortue sous caféine, on en redemande !

Deux ans après son premier album variétoche des plus estimables, le lauréat de la quatrième saison de la Nouvelle Star, Christophe Willem nous revient sans lunettes et hypercaféiné. Avec "Caféine", il peut même se targuer d'avoir produit l'un des disques électro les plus enthousiasmants de ces derniers mois.
Parmi les signatures qui sont sur ce nouvel opus, on retrouve Zazie, inspirée, et des petits nouveaux comme Guy Chambers, compositeur pour Kylie Minogue. Cette dernière est d'ailleurs présente, bien que virtuellement, sur un duo ("Sensitized", une cover de Gainsbourg), adaptation d'un titre de la belle blonde présent sur "X", son dernier album. La réussite de "Caféine" réside avant tout dans la variété des titres qui demeurent néanmoins dans un cadre électro chic. Les inspirations sont multiples, de Goldfrapp ("Entre nous et le sol", "Trash") aux Pet Shop Boys ("Heartbox") en passant par des pointures bien plus inattendues comme Trentemoller (excellentissime "L'Homme en noir"). Pour équilibrer l'album, Willem produit aussi quelques ballades plus ou moins intéressantes. La Tortue tente un virage dangereux qui devrait déconcerter les puristes de la voix pop-soul de chanteur. Qu'elle se rassure, de nouveaux auditeurs pourraient venir jusqu'à elle, attirés par le froid et efficace "Berlin". Le chanteur nous prouve que le français peut sonner sur de l'électro et rien que pour cela, il mérite toute notre considération, à défaut de notre entière adhésion.

Christophe Willem - Caféine : 3/5
Sony/BMG