L'ex-Massive Attack poursuit sa brillante carrière solo avec un album enthousiasmant, habile mélange électro-ragga reinventant son Knowle West Boy paru l'an dernier. Une réussite.Domino records
L'actualité culturelle vue par l'auteur et le rédacteur Alexis Pichard.
L'ex-Massive Attack poursuit sa brillante carrière solo avec un album enthousiasmant, habile mélange électro-ragga reinventant son Knowle West Boy paru l'an dernier. Une réussite.
Ils ont beau clamer qu'ils n'ont pas produit l'album du siècle, force est de constater que les deux français d'Oslo Swan font mouche. Leur premier opus, Dreamin', froid et doux, est une réussite totale.
Les fans n'auront attendu qu'une toute petite année pour voir les vampires et autres loup-garous de l'univers Twilight revenir sur grand écran. Le deuxième chapitre, Tentation, est d'ores et déjà un succès mondial. Twilight : Tentation
En salles

Véritable électrochoc musical, la jeune Uffie s'apprête à sortir son premier album début 2010. En amuse-gueule, elle nous propose "Pop the glock", premier single efficace.Derrière Uffie se cache Anna-Catherine Hartley, une américaine exilée à Paris repérée par le label Ed Banger (rien que ça!). Après avoir participé à bon nombre de compilations, la princesse de l'électro sortira son album le 14 février 2010. Intitulé Sex Dreams and Denim Jeans, ce premier opus maintes fois repoussé fait déjà le buzz. Sont ainsi annoncés comme collaborateurs et producteurs, Pharrell Williams, DJ Feadz, Mr Oizo (se rachètera-t-il une conduite après l'inaudible Lambs Anger paru l'an passé), SebastiAn et surtout notre bon et honorable Mirwais. Ce dernier qui vient de collaborer au best-of de Madonna pour un titre inédit, It's so cool, et oréolé du succès critique de Arabology aux côtés de YAS, montre qu'il est toujours LE Pape de la French touch. A écouter notamment son délicieux remix de "Pop the glock", premier extrait de l'album d'Uffie, mieux que l'original. Au vu de tous ces talents, nul doute que la chanteuse devrait facilement trouver une place de choix parmi la nouvelle création électro.

Cette semaine, les deux procedurals (séries policières) ont réalisé des audiences records. Diffusée le mercredi soir, Bones a ainsi captivé 5,4 millions de téléspectateurs (21.5% de part de marché) lors de son second épisode. Une audience d'autant plus remarquable qu'elle permet à M6 de dominer largement sur les femmes de moins de 50 (32%). Quant à NCIS, diffusée le vendredi soir, la série a également fait une percée historique hier soir en rassemblant quelques 7,15 millions d'afficionados (26.6% de PDM), prenant ainsi la première place du classement des audiences. Un luxe.
Alors, quelles peuvent bien être les raisons d'un tel engouement ? NCIS et Bones se ressemblent à bien des égards. Elles partagent les mêmes qualités essentielles qui font que le téléspectateur revient chaque semaine avec plaisir. Loin d'être de simples séries policières comme les Experts, NCIS et Bones jouissent surtout d'une gallerie de personnages marquants, drôles et attachants. Dans Bones, le duo formé par Brennan "Bones" et Booth est parfait. Ces deux-là se chamaillent comme des enfants, l'une clamant l'autorité de la science comme réponse ultime, l'autre croyant en l'instinct et au sixième sens : deux perspectives antithétiques qui fédèrent forcement des moments de friction. Dans NCIS, ce duo est aussi présent avec les agents Ziva David et Anthony Dinozzo, jouant perpétuellement au jeu du chat et de la souri sous l'oeil amusé mais parfois agacé de leur patron, Gibbs. Mais ce n'est pas tout. NCIS et Bones reposent aussi sur une équipe où les membres sont tout sauf "normaux". Si l'on regarde un peu la team du NCIS, on trouve une gothique, un geek et un légiste qui parlent à ses cadavres. Les producteurs ont compris que reproduire le schéma bien rôdé, mais assez pauvre humainement, des Experts ne serait pas une bonne idée. Sans cet humour pôtache parcimonieux - ou parfois dominant - les deux séries n'auraient pas le même intérêt. Car l'air de rien, Bones est un procedural reposant essentiellement sur la découverte et l'analyse d'os. Elle propose souvent des séquences peu ragoûtantes qui sont pourtant acceptables car elles sont prises avec un second degré bien venu. L'humour et l'humain sont donc les deux valeurs clefs du succès de Bones et de NCIS. Ajoutez à cela des intrigues bien ficelées et vous obtenez un succès assuré. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter...
(chiffres : Médiamétrie)
Bones (saison 4) & NCIS (saison 6)
Diffusées le mercredi et le vendredi sur M6
Après le demi-succès de sa série Dirt arrêtée l'an dernier, la plantureuse Courteney Cox Arquette signe un retour fracassant sur ABC avec une sitcom complètement loufoque.Cougar Town est LA sitcom de cette rentrée US. Créée par un maître du genre, Bill Lawrence, à qui l'on doit Spin city (1996-2002) et Scrubs (2001+), cette nouvelle comédie met en avant une quadra fraîchement divorcée qui vit avec son fils dans une banlieue américaine des plus classiques. Jusque là, c'est un pitch semblable à Desperate Housewives. Mais voilà Jules Cobbs (Courteney Cox) ne peut pas se résigner. Oui, c'est une mère célibataire de quarante ans mais elle compte bien profiter de la vie et de l'amour malgré tous ses handicapes. Cougar Town, nommé ainsi car Cougar signifie en anglais une quadra cherchant à amadouer des jeunes hommes, doit beaucoup à l'abattage de son actrice principale, Courteney Cox. On la retrouve dans un genre qu'elle connait bien et dans un personnage proche de Monica Geller (Friends) qu'elle campa pendant dix ans. Excessive, excitée, déjantée, Jules Cobbs est une femme forte, mature et adolescente, drôle et émouvante : le charme d'un paradoxe. Car Jules vit avec l'angoisse de la vieillesse, de la déchéance du corps (la scène d'ouverture du premier épisode est en ça symptômatique) et surtout de rester seule. La série se veut donc un plaidoyer pour ces femmes divorcées qui, ayant atteint la quarantaine, ne parviennent pas à retrouver l'amour. Une réalité assez triste mais traitée ici avec beaucoup de fantaisie et d'optimisme. Et comme le dit l'une des affiches promotionnelles de la série : "Forty is the new twenty" (40 ans est le nouveau 20 vingt ans). Avec ses situations cocasses, sa gallerie de personnages attachants et drolatiques, Cougar Town a convaincu un large public en seulement quatre épisodes. D'ores et déjà confirmée pour une saison entière, la sitcom a toutes les chances de devenir une référence si elle maintient son niveau d'excellence et son rythme enlevé, ce qui, sur la durée, sera peut-être difficile. A suivre, de très près.
Cougar Town - saison 1
Tous les mercredis sur ABC
Arrêtée en 2006 après huit années de succès planétaire, la série la plus ensorcellante de la décennie établit en ce moment des records d'audience sur W9. Nos confrères de Toutelatélé.com l'annonçait dans leurs pages : Charmed est la série leader 15/24 ans sur W9. Vous êtes en moyenne plus de 400.000 téléspectateurs à suivre quotidiennement les aventures magiques et légères des soeurs Halliwell. Comment expliquer un tel succès ?
Avant tout, il faut revenir aux origines de la série. Créée par Constance M.Burge et produite, entre autres, par Aaron Spelling, Charmed est née en 1998 aux Etats-Unis. Diffusée sur la même chaîne que Buffy (theWB), dont elle est devenue en quelque sorte le pendant axé sur la sorcellerie, la série a très vite conquis un large public. Il faut dire que la série a tout pour elle, un casting de choc qui réunit Shannen Doherty, Alyssa Milano, Holly Marie Combs et Rose McGowan et un univers fantastico-mystique des plus plaisants. Quant au pitch, il tient en quelques mots : trois soeurs découvrent qu'elles sont sorcières et doivent chasser les forces du mal dans des vêtements ultra-cool et ce, en plein San Francisco. La force et le succès de cette série girl-power tient au fait que durant ses huit années d'existence, elle a toujours eu l'intelligence d'osciller entre plusieurs genres tout en conservant un second degré (parfois déjanté) et une dérision qui lui sont propres. Un mélange imparable.
Comment appréhender Charmed ? Cette série a en effet polarisé les fans de séries. Les amateurs de Buffy notamment ont eu la dent dure envers ce qu'ils ont considéré comme un ertsatz de leur série fétiche. Plus généralement, le public ignorant a eu tendance à catégoriser la série dans les créations pour adolescents, avec tout l'aspect péjoratif qui leur est associé. Charmed n'est pas une série que l'on juge sur un épisode. C'est une épopée fantastique, fantaisiste, une ôde à la femme forte du 21e siècle, qui, malgré quelques coups de mou (normal, sur 178 épisodes) réussit le pari de passionner le spectateur jusqu'à son terme. Très consciente de son époque, Charmed se veut un véritable objet de pop-culture, multipliant les références filmiques (Matrix, Scream, Coyote Girl, Une histoire sans fin...), se gâtant d'une bande-son indie branchée et proposant une vision féministe réjouissante. Car Charmed a toujours lorgné vers Sex and the city, y consacrant d'ailleurs un épisode, parlant de problèmes des hommes, de sexe et de démons (comme quoi, rien n'est antithétique) autour d'un verre, le show est tout sauf une série contesque gentillette.
Et pour en profiter davantage, nous noterons la présence d'inombrables guest-stars et d'un casting secondaire cinq étoiles. La série a en effet vu passer Julian MacMahon (Nip/Tuck) ou Kaley Cuoco (The BIG BANG Theory) pour ne citer qu'eux. Alors oubliez tous vos a priori sur cette série qui se regarde avec un plaisir sincère et même pas coupable.
Charmed
Tous les jours sur W9.
Après deux saisons noires, marquées notamment par la grève des scénaristes (2007-2008) et ses conséquences, les séries américaines semblent avoir repris du poil de la bête. Premier bilan d'une rentrée chargée. La première tendance à remarquer en cette saison 2009-10 est l'hégémonie de CBS. Il y a encore quelque temps, la chaine se battait pour le leadership avec ABC. Mais, force est de constater qu'elle est devenue la reine de l'audimat. Cette réussite s'explique notamment par de bons choix. CBS a en effet misé sur deux genres qui fonctionnent bien, les sitcoms et les formula shows policiers. Ainsi la franchise "NCIS", qui a donné lieu à "NCIS : L.A" cette année, cartonne. Plus de 20 millions de téléspectateurs en moyenne pour sa 7e saison : un record. Quant aux trois séries "CSI", elles permettent à la chaine d'imposer sa toute puissance sur le top 10 des meilleures audiences. Autres succès, les sitcoms. Outre "How I met your mother", qui est devenue populaire et qui bénéficie d'une base de fans solide, c'est "The Big Bang theory" qui a créé la surprise lors de cette rentrée. En réunissant une moyenne de 13 millions de spectateurs pour les débuts de sa 3e saison, la sitcom a enchainé les records et est devenue une valeur sure. Du côté des plus anciennes, "Mon oncle Charlie" continue d'amasser les foules. Enfin, les nouveauté que la chaine propose semblent fonctionner à l'image de "NCIS : L.A" (16 millions en moyenne) et "The starter wife" (13 millions). Une très bonne année en perspective.
Alors face à ce raz-de-marée, que deviennent les autres networks ? ABC, longtemps en tête des audiences, a beaucoup de mal à trouver de nouveaux programmes forts et doit se contenter de voir ses anciennes séries phares (Grey's anatomy, Desperate Housewives) perdre chaque année un peu plus de son public. Malgré tout, les audiences restent en somme correctes (entre 13 et 15 millions). Pour ce qui est des nouveautés, le buzz a encadré la diffusion de "Flashforward", remplaçant désigné de "LOST", qui s'achève cette année. Mais la série de science-fiction n'a été le succès fracassant escompté. Réunissant en moyenne 9 millions de téléspectateurs, elle permet à ABC de toucher fortement le public des 18-49 ans, cible phare des annonceurs. Reste le succès de "Cougar Town", une sitcom qui réunit près de 10 millions de fidèles chaque semaine. Plus généralement, la chaine va devoir trouver un moyen pour renouveler son offre si elle veut reconquérir sa première place.
Quasiment à égalité, NBC et FOX proposent un panel de programmes assez divers et intéressant. Mais les deux chaines doivent se contenter d'audiences moyennes. Il faut en effet atteindre le milieu du top 20 des meilleures audiences pour trouver un programme made in NBC. Les nouveautés proposées par la chaine n'ont pas été de grands succès. "Mercy", annoncé comme le nouveau "Urgences" fait moins bien que l'original pourtant sur les rotules l'an derniers (7 millions contre 10 en moyenne pour "Urgences"). Quant au reste des séries, "Heroes" continue toujours son chemin assez bas (6 millions) mais reste une valeur sure de la chaine. C'est dire. Du côté de la FOX, le constat est plus honnête. La chaine a pris des risques plus ou moins bien récompensés. Ainsi, "House" est au top de sa forme (14 millions de fidèles), "Bones" est d'une régularité à toute épreuve (9 millions), Les Simpsons sont increvables (8 millions après 22 ans d'existence !). Mais, pour ce qui est des séries de paranormales/sci-fi, la FOX affiche un bilan moins enthousiasmant. "Fringe", véritable phénomène l'an passé, a perdu 3 millions de spectateurs et "Dollhouse", la série de J.Whedon au renouvellement inattendu, fait moins bien que l'an passé où les audiences étaient déjà basses. Beaucoup annoncent sa suppression même si la série cartonne sur les supports numériques (enregistrements et téléchargements).
Enfin, loin derrière, la CW ne parvient toujours pas à percer. "The Beautiful life" avec Mischa Barton s'est vue retirée de l'antenne après deux épisodes seulement. Le remake de "Melrose Place" est en bonne voie de connaître un sort similaire. Quant aux séries plus anciennes ("Supernatural" et "Smallville"), elles réalisent des audiences catastrophiques, mais paradoxalement bonnes pour la chaine. Reste une lueur d'espoir avec "The Vampire Diaries", nouveau show qui marchent très bien et frôle même les 4 millions de fidèles. Effet Twilight ? Le futur de la chaine est néanmoins toujours nébuleux.